Solitaire classique : les règles du Klondike
Le solitaire que tout le monde connaît s’appelle le Klondike, du nom de la région du Yukon où eut lieu la ruée vers l’or de la fin du XIXe siècle. Microsoft l’a installé sur Windows à partir de 1990, et des millions de joueurs l’ont découvert ainsi. Le but est de ranger les 52 cartes en quatre piles, une par famille, de l’as au roi.
La mise en place
On joue avec un jeu de 52 cartes, sans joker. On dispose sept colonnes de gauche à droite : la première reçoit une carte, la deuxième deux, et ainsi de suite jusqu’à sept cartes pour la dernière, soit 28 cartes en tout. Dans chaque colonne, seule la carte du dessus est face visible.
Les 24 cartes restantes forment le talon, face cachée. Au-dessus du jeu, on garde la place de quatre piles, vides au départ : les fondations.
Les fondations : de l’as au roi
Chaque fondation accueille une famille, cœur, carreau, trèfle ou pique. On y pose d’abord l’as, puis le 2, le 3, et ainsi de suite jusqu’au roi. Une carte peut y monter depuis une colonne ou depuis le talon. La partie est gagnée quand les quatre fondations sont complètes.
Les colonnes : en descendant, rouge sur noir
Dans les colonnes, on construit en ordre décroissant et en alternant les couleurs : un 9 noir se pose sur un 10 rouge, un 8 rouge sur ce 9 noir. On peut déplacer une seule carte ou une suite déjà bien ordonnée, d’un bloc, vers une autre colonne.
Quand la carte visible d’une colonne s’en va, la carte cachée en dessous se retourne. Découvrir ces cartes cachées est l’enjeu de la partie : c’est là que dorment les as et les cartes qui débloquent le jeu.
La colonne vide
Une colonne entièrement vidée ne peut recevoir qu’un roi, seul ou suivi de sa suite ordonnée. Aucune autre carte ne peut y être posée.
Le talon
Quand le tableau ne propose plus de coup intéressant, on retourne une carte du talon. Elle peut aller sur une colonne ou sur une fondation ; sinon, elle reste sur la défausse, et seule la carte du dessus de la défausse est jouable.
Cette page décrit le tirage à une carte, le plus simple. Une fois le talon épuisé, on retourne la défausse pour former un nouveau talon. Selon les versions, le nombre de passages est illimité ou limité à quelques tours. Il existe aussi une variante plus difficile, où l’on retourne les cartes trois par trois : elle a sa propre fiche.
Toutes les parties ne se gagnent pas
Certaines donnes sont perdues d’avance, quelle que soit la façon de jouer : une carte indispensable reste coincée sous une autre qu’on ne peut pas déplacer. Un bon joueur gagne beaucoup plus souvent qu’un débutant, mais jamais à chaque fois. Si vous voulez améliorer votre taux de réussite, nos stratégies pour le solitaire détaillent les choix qui font la différence.