Tripeaks : les règles du solitaire aux trois pyramides
Le Tripeaks est un solitaire rapide, où l’on vide trois pyramides de cartes en remontant ou en descendant d’un rang à chaque coup. Il a été inventé en 1989 par Robert Hogue, et on le trouve aujourd’hui dans presque toutes les collections de solitaires en ligne. Une partie dure quelques minutes, ce qui explique son succès sur téléphone.
La mise en place
Le Tripeaks se joue avec un jeu de 52 cartes. On dispose 28 cartes en trois pyramides qui se touchent par la base :
- une rangée de 3 cartes, une au sommet de chaque pic ;
- une rangée de 6 cartes, deux sous chaque sommet ;
- une rangée de 9 cartes, qui commence à relier les trois pics ;
- une rangée de 10 cartes en bas, qui forme la base commune.
Les 18 cartes des trois premières rangées sont posées face cachée. Les 10 cartes de la base sont face visible. Les 24 cartes restantes forment le talon. On retourne la première carte du talon à côté de lui : c’est le début de la défausse.
Le principe : une carte au-dessus ou en dessous
À chaque coup, on prend une carte libre du tableau et on la pose sur la défausse, à condition qu’elle soit d’un rang immédiatement supérieur ou inférieur à la carte du dessus de la défausse. La couleur ne compte pas. Sur un 7, on peut poser un 6 ou un 8, de n’importe quelle famille.
Dans la plupart des versions, l’as et le roi se suivent : sur un roi, on peut jouer une dame ou un as, et sur un as, un deux ou un roi. La série peut donc tourner sans fin.
Une carte du tableau est libre quand aucune carte ne la recouvre. Dès que les deux cartes qui la chevauchent sont parties, une carte cachée se retourne et devient jouable.
Le talon
Quand aucune carte du tableau ne convient, on retourne la carte suivante du talon sur la défausse, et elle devient la nouvelle carte de référence. Le talon ne se parcourt qu’une fois : quand il est vide et qu’aucun coup n’est possible, la partie est finie.
Gagner et compter les points
On gagne en vidant les trois pyramides. Le décompte des points change d’une version à l’autre, mais il récompense presque toujours les longues séries : chaque carte jouée sans passer par le talon rapporte plus que la précédente. Atteindre le sommet d’un pic, puis vider le tableau, donne en général un bonus.
Les réflexes qui font gagner
- Regardez plusieurs coups à l’avance. Avant de poser une carte, cherchez la suite la plus longue possible à partir de la défausse. Un 8 posé trop vite peut couper une série qui aurait enchaîné 9, 10, valet, puis redescendu.
- Libérez d’abord les cartes cachées. À choix égal, jouez la carte qui retourne une carte face cachée : elle vous donne une option de plus pour la suite.
- Ne négligez pas le pic le plus chargé. Un pic laissé de côté finit souvent bloqué en fin de partie, quand le talon est presque vide.
- Comptez les cartes déjà sorties. Si les quatre 6 sont passés, un 5 et un 7 isolés sur le tableau ne se rejoindront plus par ce chemin.
- Retardez le talon. Chaque carte retournée coupe votre série et réduit vos réserves. Ne la tirez que lorsqu’aucune carte du tableau ne peut être jouée.
Pour un solitaire plus lent, où l’on construit des colonnes au lieu de vider des pyramides, voyez les règles du solitaire classique.